Catégorie : Informatique Embarquée

Informatique embarquée

Le Raspberry Pi Zero pour seulement 5 USD

Raspberry Pi Zero (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/11/Pi-Zero-Features-Graphic-Small NULL.jpg)La fondation Raspberry Pi vient d’annoncer le lancement d’une version minimaliste de leur célèbre carte ordinateur embarqué nommée Raspberry Pi Zero. Pour un prix de seulement 5$, ce circuit de la moitié de la taille d’une carte de crédit embarque le même processeur Broadcom BCM2835 que la carte originale mais cadencé à 1 GHz ce qui apporte des performances améliorées de 40%. La mémoire vive est de 512Mo et les entrées-sorties sont réduites avec un port HDMI, deux ports micro-USB et un lecteur de carte micro-SD. Le connecteur “standard” de 40 broches pour les entrées-sorties GPIO est présent, ainsi que des broches permettant une sortie vidéo composite.

Merci à Ars Technica pour l’information (http://arstechnica NULL.com/gadgets/2015/11/pi-zero-a-full-raspberry-pi-for-just-4/).

Intel ComputeStick avec processeur Core M

Intel Core M Skylake die (Ars Technica) (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/09/DSC01086 NULL.jpg)Dans la continuité de la présentation de sa nouvelle gamme de micro-processeur basés sur l’architecture SkyLake, Intel a annoncé une mise à jour de son pico-ordinateur ComputeStick. Bien que différent en format des Raspberry Pi et consort, le ComputeStick présente de nombreuse similitude et peut être utilisé dans des projets d’informatique embarqué.

Comme la génération précédente (http://arstechnica NULL.com/gadgets/2015/04/intels-compute-stick-a-full-pc-thats-tiny-in-size-and-performance/), c’est un équipement un peu plus gros qu’un dongle USB et qui comporte une sortie HDMI pour un écran, un connecteur USB ainsi que des connexions WiFi et Bluetooth. La nouveauté est que cette fois-ci le processeur est dans la même veine que celui de la gamme principale d’Intel, les Core m3 et Core m5 devraient offrir une augmentation importante des performances par rapport à l’Atom utilisé auparavant. Aucune autre info n’est disponible. Rappelons que la version Atom était à 110 USD pour 1Go de RAM et 8Go de Flash avec Linux et 150 USD pour la version 2Go de RAM et 32Go de Flash sous Windows.

Ars Technica (de qui provient la nouvelle (http://arstechnica NULL.com/gadgets/2015/09/intel-announces-a-beefed-up-core-m-compute-stick-with-skylake/)) indique au passage que cette augmentation importante de performance a été rendue possible parce que la taille du die du micro-processeur a été presque divisée par 2 et que la dissipation typique de puissance (TDP) est très faible autour de 4,5W.

ARM Radio par I2PHD : un récepteur SDR 8-900KHz à échantillonnage direct

ARM Radio par I2PHD réception Europe 1 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/07/arm_radio_europe1 NULL.jpg)Alberto de I2PHD est l’excellent concepteur du logiciel WinRAD qui a servi de base à HDSDR (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/12/20/reception-ads-b-et-decouverte-de-ma-clef-rtl-sdr/) (WinRAD HD), très connu des amateurs de radio SDR I/Q et RTL-SDR, ainsi que d’Argo (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2012/05/27/nouvelle-version-build-140-dargo-par-i2phd/), logiciel de QRSS. Depuis quelques temps il avait commencé à se pencher sur l’écriture de codes SDR pour les processeurs ARM Cortex M.

Il vient juste de participer à un concours de créations de circuits autour des micro-contrôleurs ARM et partage en ligne le design et le code source de son projet ARM Radio (http://www NULL.sdradio NULL.eu/weaksignals/code/ARM_Radio NULL.pdf). Au niveau matériel, la volonté est celle de la simplicité puisqu’il n’y a quelques composants en dehors de la carte STM32F429 Discovery qui intègre déjà un écran tactile LCD. Le convertisseur ADC intégré au micro-contrôleur réalise la numérisation du signal qui est ensuite traité numériquement par le Cortex M4 à 200 MHz. A noté que ce dernier disposant d’unité SIMD Neon, les performances sont excellentes.

ARM Radio par I2PHD schéma bloc de principe (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/07/I2PHD_ARM_Radio_schema_principe NULL.png)A noter que si la réception d’Europe 1 sur le grandes ondes ne vous paraît pas une application intéressante, l’intérêt de ce projet est qu’il peut être adapté à n’importe quelle bande de fréquence avec l’ajout d’un premier étage de conversion HF et que le code source étant ouvert vous pourrez implémenter n’importe quelle démodulation.

C.H.I.P. : Un ordinateur embarqué (style Raspberry-Pi) pour 9$

CHIP board AllWinner A13 (Ars Technica) (http://arstechnica NULL.com/information-technology/2015/05/move-over-raspberry-pi-this-startup-is-building-a-9-computer/)Selon Ars Technica, la startup américaine Next Thing travaille sur un équivalent du Rasperry Pi mais pour un prix plancher de 9 USD (http://arstechnica NULL.com/information-technology/2015/05/move-over-raspberry-pi-this-startup-is-building-a-9-computer/). C’est en fait un “à-côté” d’un projet existant, mais ils se sont dit qu’ils pourraient en faire profiter la communauté et ont placé le projet sur KickStarter où il a rencontré un succès énorme avec plus de 627 000$ levés à ce jour depuis 12 000 contributeurs. Les lots de productions prévus pour décembre 2015 sont bientôt épuisés et les commandes arrivent pour ceux de janvier 2016!

Cette carte beaucoup plus petite que la plupart de ses consoeurs embarquement un CPU AllWinner A13 à 1GHz (simple-coeur Cortex A8 et GPU Mali400) , 512Mo de RAM et 4Go de Flash pour la mémoire de masse. Elle intègre WiFi et Bluetooth ainsi qu’une sortie vidéo composite en plus du port USB habituel. Avec un adaptateur, vous pouvez aussi brancher un écran HDMI ou VGA.

PocketCHIP AllWinner A13 (Ars Technica)Des compléments sont disponibles avec le PocketC.H.I.P. qui le transforme en mini-tablette (plutôt au format GameBoy) avec écran tactile 4,3″ 470×272, batterie 3000mAh, mini clavier à membrane, connecteurs GPIO… Le paquet comprenant un Pocket CHIP et une carte CHIP est disponible pour les contributions à partir de 49$.

A noter qu’à part pour les USA où la livraison est à 5$, c’est 20$ de frais de port, ce qui limite un peu l’intérêt pour les paquets les moins chers…

Nouveau micro-contrôleur Atmel avec une autonomie sur piles mesurées en dizaines d’années

Atmel SAM L21 (Photo Ars Technica) (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/04/atmel-640x427 NULL.jpg)Atmel a annoncé il y a quelques jours une nouvelle famille de circuits intégrés basés sur une architecture ARM Cortex M0. L’objectif visé par les nouveaux micro-contrôleurs SAM L21 (http://www NULL.atmel NULL.com/products/microcontrollers/arm/sam-l NULL.aspx) est une consommation extrêmement basse de l’ordre de la dizaine d’années. On parle de consommations situées entre 35µA/MHz en fonctionnement et 200nA en veille profonde. C’est environ 4 fois mieux que les meilleurs circuits actuels en utilisation, et le gain en veille profonde est encore plus important. En effet, alors qu’habituellement on se contente d’éteindre l’horloge interne des circuits, les SAM L21 permettent de complètement déconnecter certaines parties du circuit-intégré tout en permettant aux autres de continuer à communiquer, réduisant ainsi les pertes par fuites à presque zéro.

Cette nouvelle puce dispose d’un coeur Cortex M0 32 bits à 42 MHz, jusqu’à 256Ko de mémoire Flash, jusqu’à 32Ko de mémoire SRAM et jusqu’à 8Ko d’une autre mémoire SRAM spéciale qui reste alimentée même dans le mode veille le plus profond. En plus des périphériques habituellement trouvé dans les MCU (ADC et DAC 12bits, GPIO, USB, I2C, SPI, UART…) qui sont paramétrables, le L21 dispose de la gestion d’interface tactiles, d’un circuit spécial pour le chiffrement AES et d’un Générateur de Nombres Aléatoires Véritables (TRNG, True Random Number Generator). Ceci la rend donc parfaitement adapté pour les systèmes embarqué et les commandes à distance sécurisées.

L’article d’origine provient d’Ars Technica (http://arstechnica NULL.com/information-technology/2015/03/new-arm-powered-chip-aims-for-battery-life-measured-in-decades/).

Comparaison de différents modules “chinois” d’alimentation à découpage

Si les régulateurs linéaires tel que 7805 ou LM317 font toujours partie de la base de la “caisse à outils” des amateurs d’électronique, il faut avouer qu’aujourd’hui il existe des alternatives bien plus intéressantes pour un coût raisonnable. Tout d’abord, il y a les régulateurs linéaires LDO (Low Drop-Out, soit faible chute de tension) comme le LM1117 de Texas Instruments qui offrent une efficacité accrue et une plage de fonctionnement plus grande sans pour autant être plus complexes à mettre en place. Il n’en reste pas moins que la tension “superflue” est évacuée sous forme de chaleur, en pure perte.

Modules chinois LM2596 - bajdi.com (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/LM2596-boards-1024x682 NULL.jpg)Ensuite, les usines chinoises se sont mises à produire des modules prêts à l’emploi utilisant la technologie de régulation de tension à découpage, et ces modules sont disponibles à la vente en ligne à des prix très raisonnables. Pour faire bref, sur une alimentation à découpage l’efficacité est accrue (plus de dissipation systématique en chaleur) au prix d’une complexité de mise en oeuvre et d’un besoin de filtrage supérieur car le découpage se fait en haute fréquence (quelques KiloHertz à quelques MégaHertz). Cerise sur le gâteau, les alimentations à découpage ou convertisseur de tension peuvent aussi se présenter en montage Boost ou Step-Up pour produire une alimentation en sortie supérieure à celle en entrée. C’est  l’idéal pour compenser le déchargement d’une batterie de secours, passant de 13,8V à 12V, mais la sortie du régulateur restant à 13,8V.

Toutefois, tout n’est pas si rose dans le monde de l’électronique Made in China, et cet article présente de mesures précises sur les modules d’alimentation à découpage les plus courants et leurs défauts ou qualités (http://www NULL.bajdi NULL.com/testing-switch-mode-voltage-regulators/). En particulier, les circuits les plus courants à base de LM2576 ont une efficacité relativement faible (inférieure à 80%) et en pratique ne permettent pas de sortir plus de 2A sans se mettre à osciller. Je vais avouer que je suis très friand de ces modules, et qu’il reste tout de même de très bonnes alternatives aux régulateurs linéaires.

Comparaison de différents sites web avec informations aviation ADS-B

Contre toute attente, mois qui n’ai jamais été un écouteur (SWL) passionné, je me suis pris au jeu de la réception des signaux ADS-B provenant des avions survolant ma région du delta du Mékong.

J’avoue que je considère toujours que ça va me passer dès que j’aurai épuisé l’aspect technique de la chose. Après avoir essayé les différentes solutions logicielles sous Windows, je suis passé à une solution autonome sous Linux. Mon ami Benoît ma gentiment mis à disposition une CubieBoard 2 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2013/08/09/reception-de-la-cubieboard2/) qui traînait dans un de ses tiroirs (il lui préfère les Raspberry Pi) que j’ai utilisé pour démoduler les signaux I/Q du 1090 MHz provenant de la clef RTL-SDR, décoder les signaux et les envoyer sur le site web de FlightRadar24 (http://www NULL.flightradar24 NULL.com/10 NULL.51,106 NULL.14/7). La distribution Linux que j’ai choisi pour cela est Cubieez qui est basée sur Debian comme Rapsbian dont elle reprend une grande partie des éléments. La majorité des programmes compilés pour Rapsberry Pi (jeu d’instructions ARMv6) tournent sur la CubieBoard (ARMv7).

CubieBoard 2 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/08/100_3640 NULL.jpg)Cela prend environ 10% du temps CPU quand le AllWinner A20 tourne à 912 MHz. Cela m’a permis d’une part d’en réduire la cadence pour diminuer la consommation et la chaleur, et aussi d’envisager la transmission des données sur d’autres sites webs comme FlightAware (http://flightaware NULL.com) et PlaneFinder (http://planefinder NULL.net). Avec le CPU à 528 MHz, la partie démodulation et décodage (programme dump1090) prend environ 25-30% d’un coeur CPU, le reste (transmission des informations décodées sur 3 sites web) jamais plus de 10% du deuxième coeur.

Je vais donc vous donner mon avis sur les différents sites web et leurs solutions pour la réception des signaux avec clef RTL-SDR et l’envoi des informations, mais du point de vue du feeder (celui qui alimente les sites) et non de l’utilisateur. Le plus important est que les trois sites web testés fonctionnent parfaitement et que l’installation de leurs suites logicielles se fait sans difficultés particulières. Certaines sont plus aisées que d’autres, mais dans aucun cas je n’ai eu de difficultés bloquantes.

Le premier que j’ai installé est le package fr24feed expérimental de FlightRadar24 (http://forum NULL.flightradar24 NULL.com/threads/7563-Flightradar24-decoder-feeder-BETA-testing-(Win-RPi-Linux-OSX)). Il est disponible pour plusieurs plateforme (Windows, OS X, Linux) et plus important a été compilé sur les architectures ARM (Raspberry Pi et CubieBoard). Encore en version béta, il est pourtant déjà bien testé et sa documentation est assez claire. Sur une distribution Debian, l’installation se fait en une commande via un package .deb, ensuite la configuration est interactive et les logs assez complets. Il intègre une version modifiée du démodulateur/décodeur Dump1090 ainsi que le feeder par lui même qui envoie les données vers le site web. En creusant un peu, on peut “séparer” le fonctionnement des deux pour utiliser la sortie de dump1090 avec d’autres programmes. J’ai séché un peu sur ce sujet et rapidement quelqu’un m’a répondu sur le forum qui est une bonne source d’information.

Le package logiciel le mieux documenté est de loin PiAware, celui de FlightAware (http://flightaware NULL.com/adsb/piaware/build). La documentation est en français et décrit par le menu tous les aspects matériel (avec une liste de courses) et logiciels de l’installation, ainsi que les cas de figure où vous alimentez plusieurs sites web en même temps, ce qui n’est pas le cas de manière claire chez les autres. Une image complète de Rapsbian est disponible si vous installez sur un Rapsberry Pi. Dans les autres cas, la procédure d’installation (http://flightaware NULL.com/adsb/piaware/install) est elle-même est très simple avec là aussi un seul fichier package .deb à installer et quelques commandes supplémentaires à taper pour finaliser la configuration. Point positif, le code source est disponible et l’installation est très flexible. A noter que volontairement dump1090 n’est pas intégré dans le package.

Pour terminer, il faut avouer que PFclient (le feeder de PlaneFinder) est en retrait en terme de simplicité d’installation. Tout d’abord, il requiert l’installation préalable d’une librairie d’interpréteur JSNode plutôt lourde et dont l’installation n’est pas des plus évidente. Ensuite, le fait d’être basé sur ce language de programmation (issu du JavaScript) ajoute une couche. L’auteur est disponible par e-mail et m’a répondu très promptement en envoyant toutes les informations, mais celles-ci peuvent rebuter les moins aguerris. Au final cela fonctionne, mais la consommation de mémoire importante de JSNode peut poser problème sur les cartes Rapsberry Pi de première génération qui n’ont que 256 Mo de mémoire vive.

Couverture ADS-B XV4Y (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/PlaneFinderStatsCoverage NULL.png)Le site web le plus abouti est à mon avis celui de FlightRadar24. A la fois du point de vue utilisateur par la justesse de ses informations mais aussi par ses statistiques pour les “feeders” ADS-B qui alimente le site web. Tout est accessible rapidement en un clic ou deux. Les informations sont présentées sur une unique page, mais elles sont  pertinentes avec un archivage des jours précédents. Il lui manque juste un comparatif entre les différents “feeders” comme le fait par exemple PlaneFinder. Ce site ajoute une vue historique sur les 7 derniers jours intéressante mais présente moins de chiffres (pas le nombre d’avions reçus chaque jour par exemple). PlaneFinder offre aussi une visualisation globale et personnelle de la couverture (voir ci-contre) qui est très informative pour connaître les performances de sa chaîne de réception.

Le site dont le back-office est le plus étoffé est sans contest FlightAware (http://flightaware NULL.com/adsb/stats/user/xv4y). Les statistiques offre plus ou moins les mêmes informations, mais avec un niveau de détail supérieur agréable si on ne veut pas aller voir les logs du récepteur en ligne de commande. Il y a aussi une comparaison avec les récepteurs “voisin” et même des classements très exhaustifs (http://flightaware NULL.com/adsb/stats/) ce qui est motivant pour améliorer les performances. Il est possible de commander intégralement le système du récepteur et de faire les mises à jour applicative et système via le site web, ainsi que de l’arrêter complètement. Personnellement je n’aime pas trop l’idée qui pose pour moi des problèmes de sécurité, mais c’est une solution agréable pour ceux qui ne sont pas fan de ligne de commande UNIX.

Au passage, j’ai encore amélioré ma chaîne de réception et je suis maintenant égal au “radar” officiel F-VVTS1 de FlightRadar24 installé à Ho Chi Minh Ville. J’ai tout simplement remplacé ma chaîne de changer de genre pour un connecteur directement soudé sur le câble. A 50 MHz la solution précédente ne posait aucun problème, mais à 1 GHz les pertes étaient loin d’être négligeables.

Antenne colinéaire coaxiale pour le 1090 MHz – Suite

J’avoue que j’étais un peu grisé d’avoir assemblé et monté une antenne si efficace en très peu de temps (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2015/02/05/antenne-colineaire-coaxiale-pour-le-1090-mhz-frequence-aviation-ads-b/). Vendredi matin j’avais décidé d’améliorer mon antenne colinéaire coaxiale pour recevoir les signaux ADS-B des avions. Je prévoyais une heure pour y ajouter 3 éléments demi-onde, la glisser dans un radôme et l’installer plus haut et avec plus de dégagement du mât en PVC.

Radôme et éléments demi-onde 1090 MHz ADS-B (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/DSCN3993 NULL.jpg)J’avais lu sur des forums que certains avaient construits de telles antennes avec 8 ou 12 éléments. En rentrant de déposer mon fils à l’école je passe au marché acheter une canne à pêche en fibre de verre pour 2€, et je me mets au travail, profitant d’une journée sans clients à la maison. Bien mal m’en prit! J’avais oublié que le mieux est l’ennemi du bien!

Pour vous donner la conclusion tout de suite, j’ai perdu de nombreuses heures pour finalement revenir exactement à la même antenne que celle d’origine, avec le radôme en plus il est vrai. Quatre et cinq éléments sont les configurations qui m’ont donné les meilleurs résultats. Pour ceux qui veulent fabriquer ce type d’antenne, je leur conseillerais de ne pas aller au delà pour réussir à coup sûr, ensuite la reproductibilité s’avère délicate.

Quand on y réfléchit un peu (ce que j’avais oublié de faire), c’est logique :

  • Tout d’abord à ajouter les éléments on augmente le gain max, mais on multiplie les lobes parasites, augmentant les zones d’ombres et l’irrégularité de la réception.
  • De plus, avec un plus grand nombre d’éléments la bande passante de l’antenne se réduit et sa mise au point devient plus délicate. Or dans mon cas c’est juste un bricolage approximatif et sans appareil de mesure pour valider le montage. Tout est fait à plusieurs pourcents près, ce qui devient vite critique.

La malchance s’en est mêlée, et j’ai aussi eu un problème de faux-contact dans un raccord PL-PL qui m’a fait soupçonné le matériau utilisé pour le radôme que je savais “transparent” en HF mais pas en UHF. Je suis parti un peu dans toutes les directions…

En recherchant un peu dans la littérature sur ce type d’antenne, j’ai remarqué que beaucoup les faisaient commencer et se terminer par des éléments coaxiaux 1/4 λ en plus du quart-d’onde terminal. Cela me paraissait logique du point de vue de l’impédance et j’ai pensé que cela pouvait jouer, que la version cinq éléments marchait par coup de chance. Finalement non, après différents essais c’est bien la version “tout en éléments 1/2 λ” qui fonctionne le mieux dans mon cas avec une descente en ligne 75Ω.

Antenne ADS-B installée XV4Y (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/DSCN3994 NULL.jpg)Le radôme en fibre de verre n’est pas en cause et s’avère bien le meilleur matériaux pour mes montages HF, VHF et UHF : durable, économique, facilement disponible en plusieurs tailles. Le but du radôme est d’apporter d’une part une stabilité mécanique et une protection face aux intempéries, mais aussi de rigidifier l’antenne et de s’assurer qu’elle est bien verticale pour homogénéiser la couverture.

Au final, après quelques heures de test, la réception est effectivement améliorée. Je pense que la prochaine étape sera d’installer la suite logicielle fournie par FlightRadar24 (dump1090 et FR24feeder) (http://forum NULL.flightradar24 NULL.com/threads/7563-Flightradar24-decoder-feeder-BETA-testing-(Win-RPi-Linux-OSX)) sur une CubieBoard (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2013/08/09/reception-de-la-cubieboard2/) que temporairement je vais emprunter à un ami. Cela me permettra de réduire la longueur de la ligne coaxiale de 10m (la partie en RG-8). Ensuite, pour essayer d’égaler les performances exceptionnelles du récepteur installé à Saigon (F-VVTS1) ce sera difficile. Je pense que d’une part le matériel à 800€ de FlightRadar24 (http://www NULL.flightradar24 NULL.com/free-ads-b-equipment) est plus performant que ma clef RTL-SDR (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/12/20/reception-ads-b-et-decouverte-de-ma-clef-rtl-sdr/) et que d’autre part il doit être installé bien plus haut que les 15 mètres de ma maison.

Le Raspberry Pi 2 avec processeur quadricoeur est arrivé! [MAJ]

Trois ans après lancé la démocratisation de l’informatique embarquée, la Fondation Raspberry (http://www NULL.raspberrypi NULL.org) renouvelle sa plateforme matérielle tout en gardant le même prix de 35$. Le Raspberry Pi 2 est dès à présent disponible en volume chez les revendeurs habituels.

Raspberry Pi 2 (Ars Technica) (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/Pi2ModB1GB_2 NULL.jpg)Plus qu’une mise à jour comme la dernière version B+, le Raspberry Pi 2 (http://www NULL.raspberrypi NULL.org/raspberry-pi-2-on-sale/) est une vraie évolution sans remettre en cause les bases matérielles. Le format de la carte reste le même et la consommation électrique est toujours contenue. Je vous laisse consulter les détails sur l’article d’Ars Technica qui m’a informé de la nouveauté (http://arstechnica NULL.com/information-technology/2015/02/raspberry-pi-2-arrives-with-quad-core-cpu-1gb-ram-same-35-price/). En résumé, voici ce qui change par rapport au modèles B et B+ qu’il remplace :

  • Processeur Broadcom BCM2836 (CPU plus puissant, même GPU)
  • CPU quadri-core Cortex A7 à 900 MHz avec jeu d’instruction ARMv7
  • 1 Go de RAM (partagée avec la vidéo)
  • 4 ports USB et carte MicroSD (comme sur le B+)

Mon avis personnel, c’est qu’une des limitations de performance va maintenant venir de la mémoire de masse. Les cartes SD ne sont pas les périphériques les plus rapides et intégrer une mémoire de type eMMC pour la base de l’OS aurait été intéressant. De plus, en milieu humide (ou dans un pays tropical), les contacts des cartes SD peuvent s’oxyder et provoquer des faux-contacts à long terme.

Mise à jour à propos des performances : Le processeur BCM2836 du nouveau RPi2 utilise des coeurs Cortex A7 à 900 MHz (cadence maximale de 1,1 GHz). Cela représente un bon en avant par rapport au modèle précédent, mais reste bien en deçà d’une carte comme la Radxa Rock (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/11/18/ordinateur-embarque-radxa-rock-2-avec-cpu-rk3288-quadri-core-a-18ghz/) dont le RK3188 utilise des coeurs Cortex A9 plus performants et qui plus est cadencés à 1,6 GHz. Un banc d’essai disponible ici donne quelques points de comparaison intéressants (http://www NULL.trustedreviews NULL.com/raspberry-pi-2-review-power-and-performance-page-2). Par ailleurs, la capacité à tirer parti des 4 coeurs disponible dépendra des applications et de la façon dont elles ont été écrites. Pour avoir suivi les échanges concernant le développement de WSJT-X par exemple, le faire tourner sur plusieurs coeurs grace à OpenMP n’apporte que 25% de gain en moyenne, et n’utilise que deux coeurs partiellement chargés.

La grande nouveauté (mis à part le CPU beaucoup plus puissant) c’est bien évidemment le jeu d’instruction ARMv7. En effet, le précédent Pi utilisait un jeu d’instruction ARMv6 ce qui limitait les possibilités de systèmes d’exploitation. De nouvelles images de Raspbian seront bientôt disponible supportant les deux générations de carte. Surtout, c’est Ubuntu et Windows 10 qui font leur apparition. Il semblerait que la Fondation Raspberry et Microsoft aient travaillé de manière rapprochée ces 6 derniers mois pour faire fonctionner l’OS grand public et il sera disponible gratuitement. Microsoft sent le vent tourner dans le domaine de l’informatique embarquée (http://dev NULL.windows NULL.com/en-us/featured/Windows-Developer-Program-for-IoT) et souhaite rattraper son retard à tout prix.

Le modèle A reste inchangé pour l’entrée de gamme à 20$, même si une mise à jour mineure est  prévue dans les mois qui viennent, certainement pour passer la RAM à 512 Mo. Les modèles B et B+ restent aussi disponibles pour les utilisateurs professionnels qui ont besoin de stabilité (ça fera plaisir à certains). Le choix de garder le même GPU est intéressant car le Raspberry est un des rares ordinateurs embarqués à disposer des pilotes Linux pour ce dernier. A noter toutefois que s’il permet de lire des vidéos compressées en HD, il devrait marquer le pas pour les définitions 4k face aux nouveaux GPU.

La CubieBoard 4 CC-A80 octo-core disponible à 125$

CubieBoard 4 CC-A80 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/01/unnamed_2048x2048 NULL.jpg)Ca y est, la plus puissante des cartes pour informatique embarquée est maintenant disponible à la commande pour le prix de 124,9 USD (http://store NULL.r0ck NULL.me/collections/home-slide/products/cubieboard4-cc-a80-high-performance-mini-pc) au lieu de 159 USD. Elle est livrée avec les câbles USB, un boîtier acrylique minimaliste et l’antenne WiFi, mais pas l’alimentation (prévoir 4A sous 5V). Cette nouvelle itération de la CubieBoard a des caractéristiques impressionnantes :

  • Processeur AllWinner A80 (http://www NULL.allwinnertech NULL.com/en/clq/processora/A80 NULL.html) gravés en 28nm, 8 coeurs ARM Cortex en architecture BIG.little (4x A15 à 2,0GHz et 4x A7 à 1,3GHz), GPU PowerVR 64 coeurs G6230.
  • 2 Go de RAM, 8Go de Flash eMMC (extensible à 64 Go), lecteur de carte micro-SD
  • 1 port Ethernet Gigabit, Wifi bi-bande 2,4/5 GHz, Bluetooth 4
  • 4 ports USB 2.0 host, 1 port USB 3.0 OTG, UART, JTAG, i2c, récepteur IR
  • Entrées et sorties audio, port HDMI 1.4 et VGA

Vous allez me dire, tant de puissance dans le AllWinner A80 (http://blog NULL.imgtec NULL.com/powervr/allwinner-ultraocta-a80-processor-packs-powervr-series6-gpu-64-cores) pour quoi faire ? Là est la question… D’autant que répartir la charge sur 8 coeurs CPU (dont on ne sait pas quelle type de topologie BIG.little ils utilisent) n’est pas facile. De plus, le pilote du GPU PowerVR (très puissant au demeurant) n’est pas rendu disponible pour Linux. Cela veut dire qu’en dehors d’une utilisation avec la version d’Android livrée avec la carte, vous pouvez l’oublier.