Catégorie : Astronomie

Nettoyer un miroir primaire de télescope Newton

Cette année a été catastrophique pour l’observation astronomique. Durant toute la précédente saison sèche le ciel est resté laiteux, et durant la saison des pluies, alors que souvent les orages de fin d’après-midi viennent “rincer” le ciel et offrent parfois une très belle transparence et une assez bonne stabilité (les températures étant plus faibles), tout est resté bouché.

Miroir primaire (photo F6BQU) (http://lpistor NULL.chez-alice NULL.fr/monmatastro NULL.htm)

Miroir primaire (photo F6BQU)

Mon télescope 130/650 à monture Dobson est alors resté dans son carton, ainsi que les accessoires pendant 1 an ou presque. Un processus qui avait commencé bien avant a continué son oeuvre : le miroir et les optiques se sont couverts de champignons… C’est le grand dilemme des pays tropicaux (sauf à vivre enfermés dans une chambre froide) : vous laissez quelque chose au “grand air” et c’est rapidement couvert par la poussière ou les traces liés aux nombreux insectes, vous le mettez dans un carton ou un placard, et c’est la moisissures et l’humidité qui fait son oeuvre.

Je m’impatiente un peu de ne plus pouvoir regarder les astres. Même si le ciel n’est pas suffisamment dégagé pour observer le ciel profond (galaxies, nébuleuses), je me rabattrai sur Vénus, Jupiter et la Lune, dont la vue reste un moment magique.

J’ai donc décidé de profiter de l’ambiance du Nouvel An (Tét) qui approche pour faire un peu de nettoyage. Si vous n’êtes pas familiers avec l’astronomie, il faut savoir que les optiques et miroirs sont très très fragiles. La précision de polissage est de l’ordre du micron. Le moindre frottement d’une poussière peut causer des dégâts irréparables! En général on conseil de ne jamais nettoyer les optiques et miroirs, sauf quand on ne peut plus faire autrement. Il vaut mieux une petite perte de luminosité qu’une altération du miroir qui le rendrait totalement inutilisable.

Là je n’avais plus le choix, et j’ai décidé de suivre la méthode proposée par David Vernet (http://www NULL.astrosurf NULL.com/cielextreme/page181F NULL.html). En résumé : beaucoup de patience et de délicatesse, de l’eau distillée, du savon vaisselle et un frottement avec les doigts très doucement. Le savon évite tout contact abrasif, et c’est vrai que les doigts, contrairement à du textile, ne piègent pas les poussières et permettent de les sentir et donc les évacuer rapidement. J’ai ensuite rincé le miroir et fait sécher avec un sèche-cheveux pour évacuer l’eau plus rapidement.

Je ne suis pas complètement satisfait du résultat car il y a quelques traces de séchage et des poussières sont venues se coller presque immédiatement. Toutefois, je ne me laisserait pas avoir une deuxième fois comme avec mon antenne ADS-B (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2015/02/08/antenne-colineaire-coaxiale-pour-le-1090-mhz-suite/), car je sais que le mieux est l’ennemi du bien. De plus, il est fort probable que dans quelques mois la poussière et les champignons fassent leur retour…

Premier satellite radioamateur géostationnaire

C’est une information que j’ai eu via le comte Twitter de Rigol USA.

ES'HAILl-2 Sat vue d'artiste (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2014/09/eshail-2__1 NULL.jpg)Les transpondeurs conçus pour le projet Phase 4 de l’AMSAT DL seront embarqués dans le satellite qatari Es’hail 2 qui sera sur une position géostationnaire 26° est (HotSpot) (http://space NULL.skyrocket NULL.de/doc_sdat/eshail-2 NULL.htm). Il permettra pour la première fois d’établir un lien entre l’Inde et le Brésil. Les transpondeurs Phase 4 comportent une partie transpondeur linéaire “traditionnel” de 250 KHz de large pour les transmissions analogiques, et une partie plus novatrice de 8 MHz de bande passante destinée aux communications numériques expérimentales et à la télévision numérique amateur. La montée se fera dans la bande des 2.400-2.450 GHz (bande S) et la descente sur 10.450-10.500 GHz (bande X). L’AMSAT-DL offre son assistance technique à l’association nationale radioamateur du Qatar (QARS).

Le satellite Es’hail 2 est un satellite qui offrira des services de diffusion de programmes audiovisuels de haute qualité DTH pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, sur les bandes Ku et Ka, ainsi que des communications stratégiques pour les agences gouvernementales du Qatar. Il est conçu sur un bus DS-2000 (http://space NULL.skyrocket NULL.de/doc_sat/melco_ds-2000 NULL.htm) par MELCO (Mitsubishi) et devrait être lancé fin 2016.

Pour certains cela peut paraître surprenant d’embarqué une charge amateur sur un satellite commercial, mais ce n’est rien de nouveau avec les célèbres satellites russes RS-10/11 et RS-12/13 (http://www NULL.om3ktr NULL.sk/druzice/rs_kd2 NULL.html) qui étaient à bord de satellites de navigation Cosmos. Souvent le “bus” (infrastructure d’alimentation et de navigation du satellite) est sur-dimensionné pour l’usage réel puisque standardisé. Cette fois encore il devait rester un peu de place à bord et de puissance nécessaire parmi les 15kW pour alimenter une charge amateur. Le risque et que la partie amateur produise un dysfonctionnement sur la charge commerciale ou gouvernementale, mais l’AMSAT-DL jouit d’une bonne expérience et son expertise a du rassurer nos amis du Qatar.

Nouvelles trafic et QScope

Premièrement mes excuses aux lecteurs du blog. J’écris très peu en ce moment, principalement par manque de temps, mais aussi parce qu’aucun sujet particulier n’attire mon attention.

Le peu de temps libre que j’ai eu ces derniers temps, je l’ai passé soit à améliorer mon outil de statistiques en ligne QScope, soit à tout simplement passer du temps devant la radio. Pour QScope, cela fera l’objet d’un article à part, mais en résumé je viens d’y ajouter une nouvelle fonctionnalité qui permet de faire un replay d’un log sur Google Earth. L’idée vient de Craig K9CT qui souhaitait étudier la propagation sur la bande des 160m avec comme source les logs de FT5ZM.

Pour le trafic, après quelques séances plutôt fructueuses sur 50 MHz lorsque les bandes HF n’offraient rien d’intéressant aux heures où je suis disponible, je suis revenu sur 15 mètres 12 et 10 mètres en début de soirée (vers 14h utc). Quelques éruptions solaires et l’éclairage LED du garage de mon voisin m’ont donné du fil à retordre certains soirs. D’autres fois comme hier, j’ai eu de très surprenantes ouvertures vers les USA sur 15 mètres via le long-path et de belles opportunités vers l’Afrique qui m’ont permis d’accrocher quelques beaux DX à mon tableau de chasse de l’année. J’ai même eu la joie d’un ATNO (All time new one) avec 4U1ITU, le siège de l’ITU à Genève durant le dernier concours Russian DX.

Je viens d’ailleurs de regarder mes statistiques et j’en suis à 105 entités DXCC depuis le début de l’année 2014. Je ne fais pas de suivi précis de tout cela, mais je pense que c’est un peu plus tôt que l’année dernière, et c’est plutôt bon signe pour le DX Marathon (http://www NULL.dxmarathon NULL.com/) dont je viens de recevoir le certificat pour 2012 (merci K9EL). Dans tous les cas je m’amuse bien et c’est ce qui compte!

Au passage, Dirk de WA4DT m’a envoyé un enregistrement de notre QSO sur 15 mètres. C’est toujours sympa de s’entendre et d’apprécier ainsi les conditions de traffic des autres. La qualité de réception était similaire de mon côté avec peut-être son signal un peu plus costaud mais plus de QRM car d’autres stations m’appelaient.

PS : Je viens de voir que j’en étais à 85 pays DXCC le 4 mars 2013 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2013/03/04/tx5k-clipperton/) pour l’année en cours. C’est donc nettement mieux cette fois!

Jumelles Bushnell 10×42 bon marché

Tout d’abord je souhaite à tous les lecteurs du blog une excellente année radio 2014 : solidité des aériens, puissance au PA et bonne propagation sur les ondes.

J’écris peu sur le blog en ce moment, car je suis pas mal pris par mes activités professionnelles et familiales. J’ai aussi profité du peu de mon temps libre pour ajouter quelques fonctionnalités à QScope (http://www NULL.qscope NULL.org/) qui m’avait été demandées par les utilisateurs : des statistiques sur les temps de pause durant un concours, et des statistiques sur la distribution des distances et azimuths des stations contactées.

Je voulais tout de même partager avec vous le cadeau qui m’attendait au pied du sapin cette année! J’avais déjà en ma possession un télescope type Dobson 130/650 idéal pour débuter, accompagné d’oculaires abordables adaptés à la plupart des situations. Il me manquait toutefois un outil que la majorité des astronomes amateurs ont sous la main : une bonne paire de jumelles. Les jumelles sont en effet idéales pour voir les objets larges et peuvent être facilement emportées dans un sac à dos. Elles sont aussi plus pratiques quand on veut faire partager sa découverte du ciel.

Trouver du matériel optique au Viêt-Nam n’est pas une affaire facile. Il y a quelques années j’avais même étudié la possibilité d’être importateur mais le marché est très réduit (le Viêt-Nam n’a pas de forte culture scientifique malheureusement) et les produits très bon marché et de piètre qualité en provenance de Chine fausse la vision des consommateurs. En résumé, les usines qui fabriques les produits bas de gamme voulaient bien m’en envoyer des palettes (mais je ne voulais pas), et les usines sérieuses (qui fabriquent pour les grandes marques mondiales) étaient très réservées et doutait de leur intérêt commercial dans l’affaire. Sur le bas de gamme la concurrence est rude, et sur le haut de gamme les consommateurs locaux vont faire leurs emplettes à l’étranger… Trouver de bonnes jumelles n’était donc pas simple.

Jumelles Bushnell 10x42 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2014/01/DSCN3711 NULL.jpg)A Saigon, dans le premier arrondissement juste à côté du marché de Ben Thanh, sont installées plusieurs boutiques d’optique visant les touristes. Elles arborent de nombreuses paires de jumelles avec des optiques de gros diamètre, une apparence “militaire” tape-à-l’oeil et des chiffres aguicheurs. Les prix sont intéressants, mais une fois l’objet en main on commence à douter. La qualité du verre utilisé et de l’assemblage laisse vite apparaître des défauts optiques même en plein jour. La vendeuse a vite compris que je n’étais pas le client ordinaire et m’a sortie une paire de jumelles de l’arrière boutique. Le prix était le plus élevé de toutes celles proposées, mais là au moins je trouvais un objet qui répondait plus à mes attentes.

Bushnell est une marque très connue, surtout pour les amateurs d’observation de la nature (ornithologie en particulier), mais pas trop des astronomes amateurs. En principe leurs produits sont plutôt sur le haut de gamme, et le fait de trouver quelque chose à environ 50€ m’a fait un peu douter. Le diamètre de 42mm est un peu faible pour l’astro, mais le grossissement de x10 est ce qu’il faut. Elles utilisent un système de prisme en toit, alors qu’en général les astronomes amateurs préfèrent les prismes de Porro, mais là encore ce n’est pas un critère rédhibitoire. De plus, je cherchais des jumelles compactes et polyvalentes pour faire de l’observation de jour aussi, et celles-ci étaient parfaites. L’affaire s’est vite réglée, la vendeuse acceptant rapidement de baisser le prix (à cet endroit de la ville les prix commencent haut) et elles ont pris place dans mon sac-à-dos en attendant de se retrouver dans la hotte du Père Noël. En rentrant à l’hôtel j’ai vu qu’on trouvait sur des magasins en ligne des modèles similaires pour des prix équivalents. Le doute subsiste toujours sur leur origine (copies ? produits d’entrée de gamme ?) mais aucun acheteur ne se plaint de son achat.

Le 25 décembre, j’ai donc pu les regarder de plus près pour la première fois. Tout d’abord, la qualité de finition est très bonne, et les “accessoires” livrés correspondent à ce qu’on pourrait attendre de la marque. De jour, la qualité des optiques est très bonne : l’image est bien piquée, absente de déformations grossières, le contraste est bon, et l’impression de relief très confortable. Les réglages du mécanisme de mise au point sont doux, francs et bien stables. Le prisme en toit permet une mise au point sur des objets très proches comme très lointains, même si le premier cas est rare en astronomie. Je n’ai malheureusement pas pu faire beaucoup d’observation nocturne. Le ciel de ce début de saison sèche est inexorablement bouché. Sur les sept derniers jours une seule fois Jupiter s’est montrée et on en devinait la couleur, mais elle était voilée éliminant tout détail et toute vision des satellites joviens. De même j’ai pu observer la nébuleuse d’Orion, mais impossible de juger de la luminosité des optiques et du rendu des couleurs. Sur la Lune le confort était très bon et le rendu très agréable, mais ce n’est pas l’objet que je cherchais à observer aux jumelles car mon télescope avec l’oculaire de 7mm offrent une vision contrastée et détaillée idéale.

En conclusion il est trop tôt pour conclure, mais la prise de contact est très bonne et pour l’instant rien ne me fait regretter mon achat le choix du Père Noël. Ce week-end nous partons sur la côte avec les enfants, j’espère que ce sera l’occasion de les tester un peu plus tant de jour comme de nuit.

Retour sur la navette Bourane par Ars Technica

Navette Bourane au lancement (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/09/buran_launch NULL.jpg)C’est drôle, mais l’année dernière à la même période Ars Technica nous avait honoré d’un très bon article sur les aéronefs à corps portants (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2012/09/11/aeronefs-a-corps-portant-le-retour-de-la-navette/). Maintenant, c’est un très bon papier sur l’histoire du programme de navette soviétique Bourane (Buran) (http://arstechnica NULL.com/science/2013/09/the-life-and-death-of-buran-the-ussr-shuttle-built-on-faulty-assumptions/) qui orne leurs colonnes.

L’article fait deux pages et est en anglais. J’en recommande la lecture car il explique les raisons (faussées ont le saura plus tard) qui ont poussé les russes à suivre les américains sur la construction d’un véhicule spatial réutilisable. Il explique aussi pourquoi l’analyse politico-stratégique a fait que ce programme s’est vite avérer inapproprié aux besoins et qu’il n’a pas survécu à la chute du régime communiste en URSS. Peu d’informations techniques sont données.

Si on a toujours dans la tête que l’URSS a copié la NASA sur ce sujet, c’est surtout le cahier des charges qui a été copié et qui a mené aux mêmes solutions techniques (forme globale, tuiles silice et carbone-carbone). Sur bien d’autres aspects Bourane était différente et même plus évoluée que la Navette car elle était entièrement automatisé. Il faut souligner l’exploit qu’a été le premier vol de Bourane avec un décollage parfait, deux orbites autour de la Terre et un atterrissage entièrement sans pilote.

Par ailleurs, la vidéo ci-dessus a quelques images d’archive intéressante même si elle joue un peu trop de la fibre “guerre froide”.

Vidéo programme Bourange (http://www NULL.youtube NULL.com/watch?v=1uy3XUxOCPw)

Premiers QSO radioamateur depuis l’ISS pour le spationaute Luca Parmitano

ISS_as_seen_from_Discovery (Credit ESA - Luca Parmitano Blog) (http://blogs NULL.esa NULL.int/luca-parmitano/2013/08/13/message-in-a-bottle/?lang=eng)Dans son billet Message in a bottle, le spationaute italien de l’ESA Luca Parmitano décrit sur son blog son expérience avec son premier QSO radioamateur depuis l’ISS (http://blogs NULL.esa NULL.int/luca-parmitano/2013/08/13/message-in-a-bottle/?lang=eng). Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est enthousiaste et que la radio a apporté un instant de bonheur tant à lui qu’à la jeune station portugaise qu’il a contacté.

Info lue sur le bulletin de l’AMSAT NA.

Interview vidéo de l’AMSAT sur HAM Radio Now

Si vous êtes à l’aise en anglais, je vous conseille de prendre un peu de temps et de regarder cette interview en vidéo par Gary KN4AQ.

Tony AA2TX et Mark N8MH de l’AMSAT parlent du lancement prochain du satellite Fox-1A et des choix stratégiques et techniques qui ont été nécessaires pour ce nouveau projet. En particulier ce satellite a été l’occasion pour l’AMSAT de regarder un peu dans le rétroviseur et intégrer toutes les évolutions de l’industrie du satellite des dernières décennies. Un gros travail a été fait sur les batteries et la gestion de l’énergie ainsi que sur la facilité d’opération.

Ils reviennent aussi sur le succès des programmes de satellites amateurs et l’impact paradoxalement négatif sur notre hobby. Avec plus de cubesats construits pour des projets scientifiques, l’accès à l’espace et les places sur les lanceurs deviennent limitées. L’AMSAT a du repenser sa stratégie et mettre en place des partenariat avec les universités.

Podcast émission vidéo HAM Radio Now épisode 85 (http://www NULL.youtube NULL.com/watch?v=nPYofZojyNs)

Une bonne soirée pour l’observation astro

Ca faisait plusieurs semaines que je n’avais pu sortir le téléscope. C’est la saison des pluies et cette année elle a commencé par une série de journées maussades et pluvieuse avec un temps plus typique de la “queue de typhon” que de la pluie franche. Contrastant avec les températures très haute d’avril et début mai, juin et maintenant début juillet ont été frais (25-26 degrés la nuit dernièrement). En général le temps se couvre vers 11h, il pleut plusieurs heures et cela reste menaçant jusque dans la soirée. C’est typique du cycle La niña (phase opposée du cycle El niño) paraît-il.Nébuleuse Trifide M20 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/07/messier20 NULL.jpg)

Toujours est-il que paradoxalement, à la saison des pluies on a parfois un ciel localement plus dégagé qu’à la saison sèche. Cela se voit déjà le jour, à la saison sèche le ciel n’est jamais parfaitement bleu, alors qu’à la saison des pluies on a parfois de gros nuages mais entre ceux-ci un ciel très pur. La nuit pour observer les étoiles c’est la même chose, comme hier avec la Voie Lactée resplendissante dans le Scorpion et l’étoile Rigel dans le Centaure, pourtant très brillante, qui était complètement cachée par un nuage. En général il vaut mieux observer haut dans le ciel (moins d’atmosphère à traverser et donc moins d’humidité et de turbulence) et à cette saison il y a beaucoup de choses à voir en début de soirée!

Après presque un an je retrouve donc avec plaisir les Nébuleuses de la Lagune (M8) et Trifide (M20) (http://www NULL.astropolis NULL.fr/catalogue-Messier/articles/M20/astronomie-messier-M20 NULL.html) toutes deux plutôt colorées et bien définie. La meilleure observation se faisant avec le 25mm (soit un grossissement de x26) mais M20 gardait pas mal de détails avec le 7mm (x93) ce qui me permettait de juger de la qualité du ciel. J’ai aussi observé une nébuleuse dont je ne me souvenais pas : la Nébuleuse Oméga (M17). Encore une fois le 7mm passait sans problème et m’offrait un peu plus de détails même si la plus jolie vue restait au grossissement faible du 25mm. J’ai aussi pu profiter du confort offert par le filtre CLS Nebulae que j’ai acheté pour Noël chez Pierro-Astro (http://www NULL.pierro-astro NULL.com/accessoires-optiques/filtres-visuels/filtres-anti-pollution-lumineuse NULL.html). C’est un filtre plutôt large qui ne diminue pas trop la luminosité et augmente légèrement le contraste. Peut-être moins performant qu’un UHC ou OIII, il sert surtout à diminuer la pollution lumineuse et peut-être conservé en permanence sur l’oculaire, ce qui est un avantage pour un débutant comme moi.

Galaxie NGC5128 Centaurus A (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/M7_(astronomie))M7 (amas de Ptolémée) et NGC5139 (Oméga du Centaure) (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/Omega_Centauri) étaient parfaitement visibles à l’oeil nu, cette dernière offrant une vue parfaitement résolue de ses étoiles avec le 7mm. Par contre je n’ai toujours pas de chance à vouloir observer la galaxie Centaurus A (NGC5128) (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/Centaurus_A) qui est pourtant la cinquième plus lumineuse du ciel. Cette fois-ci, en cherchant à l’endroit indiqué sur les cartes, j’ai bien deviné un objet diffus, une tâche laiteuse, mais rien qui ne soit réellement comme je l’attendais. Le ciel était trop couvert dans cette direction et l’objet en question disparaissait parfois rendant difficile sa localisation exacte. C’est toutefois mieux que l’année dernière où j’avais abandonné faute d’expérience. Maintenant je sais que les galaxies sont parmi les objets les plus difficiles à observer et qu’il faut à la fois de la patience, de l’expérience et un ciel parfaitement dégagé. Dès que j’ai une autre soirée de libre j’essayerai d’y passer un peu plus de temps et de trouver M83 (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/M83_(galaxie)) aussi.

Pour finir, je suis passé sur un autre balcon de ma maison pour diriger mon téléscope vers les constellations du Cygne (http://www NULL.cosmovisions NULL.com/cyg NULL.htm), de la Lyre (http://www NULL.cosmovisions NULL.com/lyr NULL.htm) et de la Flèche (http://www NULL.cosmovisions NULL.com/sge NULL.htm). Je voulais y essayer mon filtre CLS Nebulae sur les Nébuleuse de l’Anneau (M57) (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/N%C3%A9buleuse_de_la_Lyre) et Nébuleuse de l’Haltère (M27) (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/N%C3%A9buleuse_de_l). J’avais oublié comment M57 était petite mais le filtre m’a permis de deviner sa forme annulaire même à faible grossissement. J’ai beaucoup de pollution lumineuse dans cette direction qui est celle du centre-ville, et le contraste apporté était indéniable. Le 7mm permettait d’en voir nettement la forme, un essai avec le 4mm n’a rien apporté l’objet perdant trop en luminosité. M27 est quant à elle beaucoup plus grande visuellement et le filtre apportait là aussi le contraste nécessaire pour voir nettement la forme de trognon de pomme. Elle est un peu moins lumineuse donc supportait moins bien l’oculaire de 7mm.

Je conclus sur le site Pierro-Astro que je conseille pour vos achats d’accessoires en astronomie (http://www NULL.pierro-astro NULL.com/). Les prix sont très bons et les produits de qualité (pour le prix que vous y mettez). De plus, ayant des champignons qui se développent sur le filtre (les joies d’habiter dans un pays tropical) je leur ai demandé un conseil pour le nettoyage. Une réponse claire et exhaustive est arrivée queques heures après dans ma boîte e-mail, même si l’achat ne dépassait quelques dizaines d’euros et datait de plus de 6 mois.

Aidez à la détection d’astéroïdes géocroiseurs

Sur une information de Ciel & Espace (http://cieletespace NULL.fr/).

Photo Astéroïde Vesta par la NASA (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/06/PIA15678 NULL.jpg)Sans être une pointure en astronomie et sans avoir touché un téléscope de votre vie, vous pouvez vous aussi aider à détecter des astéroïdes géocroiseurs, ceux qui sont susceptibles de s’approcher de la Terre et dans un scénario catastrophe causer des dégâts importants comme à Tcheliabinsk (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9ore_de_Tcheliabinsk).

L’IMCCE est un projet espagnol coopératif pour lequel tout le monde est invité à donner un peu de son temps et de son sens de l’observation pour essayer de débusquer de potentiels dangers pour la Terre (http://www NULL.laeff NULL.cab NULL.inta-csic NULL.es/projects/near/main/?&newlang=fra). Les données sont les photos issues du SDSS (Sloan Digital Sky Survey) mais rien ne remplace des milliers d’yeux et de cerveaux humain pour y dénicher les astéroïdes non encore identifiés. La particularité des images du SDSS c’est qu’elles ont été prises à travers huit filtres qui permettent de déterminer la composition des astéroïdes.

Les technologies récentes d’astronomie ont une qualité qui est aussi un défaut : elles génèrent un volume très très important d’images et d’information. Très souvent les scientifiques les utilisent dans un but très précis et passent à côté de découvertes. C’est là que les amateurs ont un rôle à jouer important car ils ont eux du temps et leur nombre est leur force. Plusieurs découvertes récentes importantes ont ainsi été faites par des amateurs reprenant des images du passé mais vues sous un angle différent.

Le nouveau satellite Fox-1 sera lancé fin 2014!

Fox-1A-IHU-SN-1 - AMSAT Photo (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/05/Fox-1A-IHU-SN-1 NULL.jpg)Dimanche l’AMSAT a fièrement annoncé dans la newsletter qu’une date de lancement avait été programmé pour le successeur d’AO-51 (Echo) aujourd’hui connu sous le nom de Fox-1.

Cette première version du concept Fox de petits satellites simples à opérer (Easysat) sera au format CubeSat 1U (cube de 10cm de côté) avec un poids prévu de 1,3 Kg. Le but est d’une part d’avoir un satellite éducatif accessible par le plus grand nombre avec des antennes de taille réduite, et d’autre part un satellite suffisamment petit pour profiter de toutes les opportunités de lancement. En effet, bien que le successeur de AO-40 (satellite très abouti de Phase 3) est prêt, il reste dans un hangar en Allemagne faute de place sur un lanceur et le coût pour les AMSAT est très élevé. Le concept Fox cherche aussi à tirer parti des expériences d’AO-51 et en particulier d’ARISSAT-1 en concevant une architecture qui puisse fonctionner en mode dégradé même si les batteries ou l’IHU viennent en fin de vie.

Le matériel de l’IHU de Fox est d’ailleurs figé et comme vous pouvez le voir sur la photo en haut utilise un micro-processeur 32 bits STM32L (ARM Cortex M3). La partie radio utilisera un simple transpondeur FM comme c’était le cas avec AO-51 pour pouvoir l’opérer avec de simple transceivers VHF/UHF portables. La puissance en émission nominale est de 500mW et les antennes de type déployables L’intégration sur le véhicule de lancement est prévue pour mai 2014.

VE4NSA Maquette CubeSat Fox-1 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/05/VE4NSA-CubeSat-Model-2 NULL.jpg)Une autre incarnation de Fox est prévue pour 2015 et utilisera un format CubeSat 2U pour embarquer plus de fonctionnalités. Elle utilisera un transpondeur de type SDR (SDX) comme ARISSat pour offrir plus de souplesse dans les modes de transmission et permettre l’émission simultanée de la télémétrie, la voix ou d’images SSTV. Là encore la priorité a été donnée à la disponibilité (relancer un satellite au plus vite) face au défi technique qui a souvent été le moteur de l’AMSAT dans le passé mais qui est confronté à une barrière de coût et d’opportunité de lancement car la demande de places “gratuites” par les universités et les programmes de recherche a explosé.

L’AMSAT est bien entendue à la recherche de dons pour financer ce programme, et je vous invite donc à faire votre participation même modeste. Pour ma part j’annonce que 50% des revenus de la publicité du blog perçue sur les 6 premiers mois de 2013 seront versés à l’AMSAT.