Mois : février 2015

Comparaison de différents modules “chinois” d’alimentation à découpage

Si les régulateurs linéaires tel que 7805 ou LM317 font toujours partie de la base de la “caisse à outils” des amateurs d’électronique, il faut avouer qu’aujourd’hui il existe des alternatives bien plus intéressantes pour un coût raisonnable. Tout d’abord, il y a les régulateurs linéaires LDO (Low Drop-Out, soit faible chute de tension) comme le LM1117 de Texas Instruments qui offrent une efficacité accrue et une plage de fonctionnement plus grande sans pour autant être plus complexes à mettre en place. Il n’en reste pas moins que la tension “superflue” est évacuée sous forme de chaleur, en pure perte.

Modules chinois LM2596 - bajdi.com (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/LM2596-boards-1024x682 NULL.jpg)Ensuite, les usines chinoises se sont mises à produire des modules prêts à l’emploi utilisant la technologie de régulation de tension à découpage, et ces modules sont disponibles à la vente en ligne à des prix très raisonnables. Pour faire bref, sur une alimentation à découpage l’efficacité est accrue (plus de dissipation systématique en chaleur) au prix d’une complexité de mise en oeuvre et d’un besoin de filtrage supérieur car le découpage se fait en haute fréquence (quelques KiloHertz à quelques MégaHertz). Cerise sur le gâteau, les alimentations à découpage ou convertisseur de tension peuvent aussi se présenter en montage Boost ou Step-Up pour produire une alimentation en sortie supérieure à celle en entrée. C’est  l’idéal pour compenser le déchargement d’une batterie de secours, passant de 13,8V à 12V, mais la sortie du régulateur restant à 13,8V.

Toutefois, tout n’est pas si rose dans le monde de l’électronique Made in China, et cet article présente de mesures précises sur les modules d’alimentation à découpage les plus courants et leurs défauts ou qualités (http://www NULL.bajdi NULL.com/testing-switch-mode-voltage-regulators/). En particulier, les circuits les plus courants à base de LM2576 ont une efficacité relativement faible (inférieure à 80%) et en pratique ne permettent pas de sortir plus de 2A sans se mettre à osciller. Je vais avouer que je suis très friand de ces modules, et qu’il reste tout de même de très bonnes alternatives aux régulateurs linéaires.

Amélioration de la pureté spectrale du Yaesu FTdx-5000 en émission par AC0C

AC0C - FT5K 6ms avant (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/FT5K_before_mod__6ms NULL.png)Il y a quelques mois, Yaesu a rendu disponible une mise à jour du firmware (la version 0127/0547) (http://www NULL.yaesu NULL.com/downloadFile NULL.cfm?FileID=8392&FileCatID=42&FileName=FTdx5000%20software%20Procedure%209%2D4%2D14 NULL.pdf&FileContentType=application%2Fpdf) de son transceiver “haute performance” pour les amateurs de concours, le FTdx-5000. Ceci intervenant après des critiques grandissantes sur de nombreux fabricants qui ne prennent pas assez en compte cet aspect “pollution” de nos bandes de fréquences (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/09/09/purete-du-signal-en-emission-des-principaux-transceivers-hf-du-marche-par-k9yc/). L’ARRL, K9YC et NC0B aillant réalisé plusieurs mesures et analyses de transceivers du marché qui mettent en avant les grandes disparité entre par exemple le K3 d’Elecraft (en tête) et les modèles de Yaesu et Icom souvent à la traîne.

AC0C - FT5K 6ms après (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/FT5K_after_mod__6ms NULL.png)Cette fois-ci, Jeff AC0C a fait des mesures comparatives entre un Yaesu FTdx-5000 avant et après la mise à jour, ainsi qu’une comparaison avec la référence qu’est le K3 (http://www NULL.ac0c NULL.com/main/page_ft5k_cw_occupied_bandwidth NULL.html). Les résultats sont sans appels, et pour une modification aussi indolore et rapide qu’une mise à jour logicielle, le gain est très significatif. Dans le meilleur des cas (fronts montants de 6ms), le pic principal voit sa largeur réduite et s’améliore de 10dB pour 1 KHz d’excursion autour de la fréquence transmise. Les “jupes” sur le reste du signal sont aussi très largement réduites, minimisant les risques d’interférence avec les stations avoisinantes lors de concours ou d’opérations avec plusieurs émetteurs sur le même site. Pour les autres valeurs de montées à 4ms, 2ms et 1ms l’apport est significatif aussi, même s’il est moins important. Certes, on est encore loin de ce que fait Elecraft ou Kenwood,en particulier sur le plancher de bruit, mais cela montre que Yaesu ne reste pas les bras croisés.

Comparaison de différents sites web avec informations aviation ADS-B

Contre toute attente, mois qui n’ai jamais été un écouteur (SWL) passionné, je me suis pris au jeu de la réception des signaux ADS-B provenant des avions survolant ma région du delta du Mékong.

J’avoue que je considère toujours que ça va me passer dès que j’aurai épuisé l’aspect technique de la chose. Après avoir essayé les différentes solutions logicielles sous Windows, je suis passé à une solution autonome sous Linux. Mon ami Benoît ma gentiment mis à disposition une CubieBoard 2 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2013/08/09/reception-de-la-cubieboard2/) qui traînait dans un de ses tiroirs (il lui préfère les Raspberry Pi) que j’ai utilisé pour démoduler les signaux I/Q du 1090 MHz provenant de la clef RTL-SDR, décoder les signaux et les envoyer sur le site web de FlightRadar24 (http://www NULL.flightradar24 NULL.com/10 NULL.51,106 NULL.14/7). La distribution Linux que j’ai choisi pour cela est Cubieez qui est basée sur Debian comme Rapsbian dont elle reprend une grande partie des éléments. La majorité des programmes compilés pour Rapsberry Pi (jeu d’instructions ARMv6) tournent sur la CubieBoard (ARMv7).

CubieBoard 2 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2013/08/100_3640 NULL.jpg)Cela prend environ 10% du temps CPU quand le AllWinner A20 tourne à 912 MHz. Cela m’a permis d’une part d’en réduire la cadence pour diminuer la consommation et la chaleur, et aussi d’envisager la transmission des données sur d’autres sites webs comme FlightAware (http://flightaware NULL.com) et PlaneFinder (http://planefinder NULL.net). Avec le CPU à 528 MHz, la partie démodulation et décodage (programme dump1090) prend environ 25-30% d’un coeur CPU, le reste (transmission des informations décodées sur 3 sites web) jamais plus de 10% du deuxième coeur.

Je vais donc vous donner mon avis sur les différents sites web et leurs solutions pour la réception des signaux avec clef RTL-SDR et l’envoi des informations, mais du point de vue du feeder (celui qui alimente les sites) et non de l’utilisateur. Le plus important est que les trois sites web testés fonctionnent parfaitement et que l’installation de leurs suites logicielles se fait sans difficultés particulières. Certaines sont plus aisées que d’autres, mais dans aucun cas je n’ai eu de difficultés bloquantes.

Le premier que j’ai installé est le package fr24feed expérimental de FlightRadar24 (http://forum NULL.flightradar24 NULL.com/threads/7563-Flightradar24-decoder-feeder-BETA-testing-(Win-RPi-Linux-OSX)). Il est disponible pour plusieurs plateforme (Windows, OS X, Linux) et plus important a été compilé sur les architectures ARM (Raspberry Pi et CubieBoard). Encore en version béta, il est pourtant déjà bien testé et sa documentation est assez claire. Sur une distribution Debian, l’installation se fait en une commande via un package .deb, ensuite la configuration est interactive et les logs assez complets. Il intègre une version modifiée du démodulateur/décodeur Dump1090 ainsi que le feeder par lui même qui envoie les données vers le site web. En creusant un peu, on peut “séparer” le fonctionnement des deux pour utiliser la sortie de dump1090 avec d’autres programmes. J’ai séché un peu sur ce sujet et rapidement quelqu’un m’a répondu sur le forum qui est une bonne source d’information.

Le package logiciel le mieux documenté est de loin PiAware, celui de FlightAware (http://flightaware NULL.com/adsb/piaware/build). La documentation est en français et décrit par le menu tous les aspects matériel (avec une liste de courses) et logiciels de l’installation, ainsi que les cas de figure où vous alimentez plusieurs sites web en même temps, ce qui n’est pas le cas de manière claire chez les autres. Une image complète de Rapsbian est disponible si vous installez sur un Rapsberry Pi. Dans les autres cas, la procédure d’installation (http://flightaware NULL.com/adsb/piaware/install) est elle-même est très simple avec là aussi un seul fichier package .deb à installer et quelques commandes supplémentaires à taper pour finaliser la configuration. Point positif, le code source est disponible et l’installation est très flexible. A noter que volontairement dump1090 n’est pas intégré dans le package.

Pour terminer, il faut avouer que PFclient (le feeder de PlaneFinder) est en retrait en terme de simplicité d’installation. Tout d’abord, il requiert l’installation préalable d’une librairie d’interpréteur JSNode plutôt lourde et dont l’installation n’est pas des plus évidente. Ensuite, le fait d’être basé sur ce language de programmation (issu du JavaScript) ajoute une couche. L’auteur est disponible par e-mail et m’a répondu très promptement en envoyant toutes les informations, mais celles-ci peuvent rebuter les moins aguerris. Au final cela fonctionne, mais la consommation de mémoire importante de JSNode peut poser problème sur les cartes Rapsberry Pi de première génération qui n’ont que 256 Mo de mémoire vive.

Couverture ADS-B XV4Y (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/PlaneFinderStatsCoverage NULL.png)Le site web le plus abouti est à mon avis celui de FlightRadar24. A la fois du point de vue utilisateur par la justesse de ses informations mais aussi par ses statistiques pour les “feeders” ADS-B qui alimente le site web. Tout est accessible rapidement en un clic ou deux. Les informations sont présentées sur une unique page, mais elles sont  pertinentes avec un archivage des jours précédents. Il lui manque juste un comparatif entre les différents “feeders” comme le fait par exemple PlaneFinder. Ce site ajoute une vue historique sur les 7 derniers jours intéressante mais présente moins de chiffres (pas le nombre d’avions reçus chaque jour par exemple). PlaneFinder offre aussi une visualisation globale et personnelle de la couverture (voir ci-contre) qui est très informative pour connaître les performances de sa chaîne de réception.

Le site dont le back-office est le plus étoffé est sans contest FlightAware (http://flightaware NULL.com/adsb/stats/user/xv4y). Les statistiques offre plus ou moins les mêmes informations, mais avec un niveau de détail supérieur agréable si on ne veut pas aller voir les logs du récepteur en ligne de commande. Il y a aussi une comparaison avec les récepteurs “voisin” et même des classements très exhaustifs (http://flightaware NULL.com/adsb/stats/) ce qui est motivant pour améliorer les performances. Il est possible de commander intégralement le système du récepteur et de faire les mises à jour applicative et système via le site web, ainsi que de l’arrêter complètement. Personnellement je n’aime pas trop l’idée qui pose pour moi des problèmes de sécurité, mais c’est une solution agréable pour ceux qui ne sont pas fan de ligne de commande UNIX.

Au passage, j’ai encore amélioré ma chaîne de réception et je suis maintenant égal au “radar” officiel F-VVTS1 de FlightRadar24 installé à Ho Chi Minh Ville. J’ai tout simplement remplacé ma chaîne de changer de genre pour un connecteur directement soudé sur le câble. A 50 MHz la solution précédente ne posait aucun problème, mais à 1 GHz les pertes étaient loin d’être négligeables.

Nettoyer un miroir primaire de télescope Newton

Cette année a été catastrophique pour l’observation astronomique. Durant toute la précédente saison sèche le ciel est resté laiteux, et durant la saison des pluies, alors que souvent les orages de fin d’après-midi viennent “rincer” le ciel et offrent parfois une très belle transparence et une assez bonne stabilité (les températures étant plus faibles), tout est resté bouché.

Miroir primaire (photo F6BQU) (http://lpistor NULL.chez-alice NULL.fr/monmatastro NULL.htm)

Miroir primaire (photo F6BQU)

Mon télescope 130/650 à monture Dobson est alors resté dans son carton, ainsi que les accessoires pendant 1 an ou presque. Un processus qui avait commencé bien avant a continué son oeuvre : le miroir et les optiques se sont couverts de champignons… C’est le grand dilemme des pays tropicaux (sauf à vivre enfermés dans une chambre froide) : vous laissez quelque chose au “grand air” et c’est rapidement couvert par la poussière ou les traces liés aux nombreux insectes, vous le mettez dans un carton ou un placard, et c’est la moisissures et l’humidité qui fait son oeuvre.

Je m’impatiente un peu de ne plus pouvoir regarder les astres. Même si le ciel n’est pas suffisamment dégagé pour observer le ciel profond (galaxies, nébuleuses), je me rabattrai sur Vénus, Jupiter et la Lune, dont la vue reste un moment magique.

J’ai donc décidé de profiter de l’ambiance du Nouvel An (Tét) qui approche pour faire un peu de nettoyage. Si vous n’êtes pas familiers avec l’astronomie, il faut savoir que les optiques et miroirs sont très très fragiles. La précision de polissage est de l’ordre du micron. Le moindre frottement d’une poussière peut causer des dégâts irréparables! En général on conseil de ne jamais nettoyer les optiques et miroirs, sauf quand on ne peut plus faire autrement. Il vaut mieux une petite perte de luminosité qu’une altération du miroir qui le rendrait totalement inutilisable.

Là je n’avais plus le choix, et j’ai décidé de suivre la méthode proposée par David Vernet (http://www NULL.astrosurf NULL.com/cielextreme/page181F NULL.html). En résumé : beaucoup de patience et de délicatesse, de l’eau distillée, du savon vaisselle et un frottement avec les doigts très doucement. Le savon évite tout contact abrasif, et c’est vrai que les doigts, contrairement à du textile, ne piègent pas les poussières et permettent de les sentir et donc les évacuer rapidement. J’ai ensuite rincé le miroir et fait sécher avec un sèche-cheveux pour évacuer l’eau plus rapidement.

Je ne suis pas complètement satisfait du résultat car il y a quelques traces de séchage et des poussières sont venues se coller presque immédiatement. Toutefois, je ne me laisserait pas avoir une deuxième fois comme avec mon antenne ADS-B (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2015/02/08/antenne-colineaire-coaxiale-pour-le-1090-mhz-suite/), car je sais que le mieux est l’ennemi du bien. De plus, il est fort probable que dans quelques mois la poussière et les champignons fassent leur retour…

Antenne colinéaire coaxiale pour le 1090 MHz – Suite

J’avoue que j’étais un peu grisé d’avoir assemblé et monté une antenne si efficace en très peu de temps (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2015/02/05/antenne-colineaire-coaxiale-pour-le-1090-mhz-frequence-aviation-ads-b/). Vendredi matin j’avais décidé d’améliorer mon antenne colinéaire coaxiale pour recevoir les signaux ADS-B des avions. Je prévoyais une heure pour y ajouter 3 éléments demi-onde, la glisser dans un radôme et l’installer plus haut et avec plus de dégagement du mât en PVC.

Radôme et éléments demi-onde 1090 MHz ADS-B (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/DSCN3993 NULL.jpg)J’avais lu sur des forums que certains avaient construits de telles antennes avec 8 ou 12 éléments. En rentrant de déposer mon fils à l’école je passe au marché acheter une canne à pêche en fibre de verre pour 2€, et je me mets au travail, profitant d’une journée sans clients à la maison. Bien mal m’en prit! J’avais oublié que le mieux est l’ennemi du bien!

Pour vous donner la conclusion tout de suite, j’ai perdu de nombreuses heures pour finalement revenir exactement à la même antenne que celle d’origine, avec le radôme en plus il est vrai. Quatre et cinq éléments sont les configurations qui m’ont donné les meilleurs résultats. Pour ceux qui veulent fabriquer ce type d’antenne, je leur conseillerais de ne pas aller au delà pour réussir à coup sûr, ensuite la reproductibilité s’avère délicate.

Quand on y réfléchit un peu (ce que j’avais oublié de faire), c’est logique :

  • Tout d’abord à ajouter les éléments on augmente le gain max, mais on multiplie les lobes parasites, augmentant les zones d’ombres et l’irrégularité de la réception.
  • De plus, avec un plus grand nombre d’éléments la bande passante de l’antenne se réduit et sa mise au point devient plus délicate. Or dans mon cas c’est juste un bricolage approximatif et sans appareil de mesure pour valider le montage. Tout est fait à plusieurs pourcents près, ce qui devient vite critique.

La malchance s’en est mêlée, et j’ai aussi eu un problème de faux-contact dans un raccord PL-PL qui m’a fait soupçonné le matériau utilisé pour le radôme que je savais “transparent” en HF mais pas en UHF. Je suis parti un peu dans toutes les directions…

En recherchant un peu dans la littérature sur ce type d’antenne, j’ai remarqué que beaucoup les faisaient commencer et se terminer par des éléments coaxiaux 1/4 λ en plus du quart-d’onde terminal. Cela me paraissait logique du point de vue de l’impédance et j’ai pensé que cela pouvait jouer, que la version cinq éléments marchait par coup de chance. Finalement non, après différents essais c’est bien la version “tout en éléments 1/2 λ” qui fonctionne le mieux dans mon cas avec une descente en ligne 75Ω.

Antenne ADS-B installée XV4Y (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/DSCN3994 NULL.jpg)Le radôme en fibre de verre n’est pas en cause et s’avère bien le meilleur matériaux pour mes montages HF, VHF et UHF : durable, économique, facilement disponible en plusieurs tailles. Le but du radôme est d’apporter d’une part une stabilité mécanique et une protection face aux intempéries, mais aussi de rigidifier l’antenne et de s’assurer qu’elle est bien verticale pour homogénéiser la couverture.

Au final, après quelques heures de test, la réception est effectivement améliorée. Je pense que la prochaine étape sera d’installer la suite logicielle fournie par FlightRadar24 (dump1090 et FR24feeder) (http://forum NULL.flightradar24 NULL.com/threads/7563-Flightradar24-decoder-feeder-BETA-testing-(Win-RPi-Linux-OSX)) sur une CubieBoard (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2013/08/09/reception-de-la-cubieboard2/) que temporairement je vais emprunter à un ami. Cela me permettra de réduire la longueur de la ligne coaxiale de 10m (la partie en RG-8). Ensuite, pour essayer d’égaler les performances exceptionnelles du récepteur installé à Saigon (F-VVTS1) ce sera difficile. Je pense que d’une part le matériel à 800€ de FlightRadar24 (http://www NULL.flightradar24 NULL.com/free-ads-b-equipment) est plus performant que ma clef RTL-SDR (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/12/20/reception-ads-b-et-decouverte-de-ma-clef-rtl-sdr/) et que d’autre part il doit être installé bien plus haut que les 15 mètres de ma maison.

Antenne colinéaire coaxiale pour le 1090 MHz (fréquence aviation ADS-B)

Antenne colinéaire coaxiale 1090MHzJ’ai recommencé à jouer avec la réception des signaux ADS-B grâce à la clef USB RTL-SDR (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/12/20/reception-ads-b-et-decouverte-de-ma-clef-rtl-sdr/). Tout d’abord j’ai légèrement améliorée l’antenne existante (en principe une petite beam pour le 6 mètres et le 2 mètres) en lui adjoignant deux éléments de dipôle vertical pour le 1090 MHz. L’effet était très nette, avec maintenant plus de zones d’ombres dans l’antenne et une zone couverte d’environ 50 km.

Comme j’ai remplacé le câble coaxial de ma verticale 20 mètres par le câble chinois 13mm (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2015/01/18/cable-coaxial-chinois-75ohms-sywv-75-9/), il me restait une ligne 75Ω de libre. Je me suis dit que ce serait bête de la laisser inutilisée et je me suis fabriqué un antenne colinéaire avec une chute de coaxial 13mm suivant un schéma trouvé sur internet (http://www NULL.balarad NULL.net). Ce type d’antenne n’a rien de nouveau et j’avais des plans par F2FK pour en fabriquer une similaire pour le 2 mètres dans mon recueil du RCNEG de 1993. J’avoue que là je ne me suis pas soucié de l’impédance et que j’ai fait ça au petit bonheur la chance en une petite heure. D’ailleurs, à revoir les photos que j’ai pris à la dernière minute sur le toit, je me rends compte que le nombre d’éléments est impaires, et je me demande si ce ne serait pas mieux en en rajoutant un à la base.

DSCN3992 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/DSCN3992 NULL.jpg)Les résultats ont largement dépassé mes espérances avec une zone de réception allant jusqu’à 400km! Tous les avions passant à moins de 150 km sont reçus à coup sûr, y compris ceux au sol à l’aéroport voisin (Trà Nóc – VCA (http://fr NULL.wikipedia NULL.org/wiki/Aéroport_international_de_Cần_Thơ)), ceux en approche sur les îles de Phú Quốc et Côn Đảo et ceux passant au large dans la mer de l’Est pour remonter vers le Nord. J’en ai bien entendu profité pour améliorer l’installation de l’antenne et le dégagement, ce qui aide, mais je note que la réception vers le nord est moins bonne, vraisemblablement gênée par le mât en PVC. Il faudrait que je fasse un déport…

Les pistes d’améliorations sont multiples, avec la ligne de descente qui pourrait être remplacée par du 13mm chinois et surtout une adaptation d’impédance et une symétrisation correctement réalisée. Toutefois, si vous avez un peu de câble qui traîne et du temps, ce type d’antenne est redoutable en réception pour les bandes autour de 1GHz. Le câble que j’ai sous la main étant en alu avec diélectrique en mousse de PE, il est aussi très très léger, facilitant la tenue physique. Pour les bandes inférieures, il faut prévoir un radôme ou une fixation différente pour garder l’antenne bien rigide.

Radar Virtuel XV4Y T-VVCT1 (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/VirtualRadarXV4Y NULL.png)

Le Raspberry Pi 2 avec processeur quadricoeur est arrivé! [MAJ]

Trois ans après lancé la démocratisation de l’informatique embarquée, la Fondation Raspberry (http://www NULL.raspberrypi NULL.org) renouvelle sa plateforme matérielle tout en gardant le même prix de 35$. Le Raspberry Pi 2 est dès à présent disponible en volume chez les revendeurs habituels.

Raspberry Pi 2 (Ars Technica) (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/wp-content/uploads/2015/02/Pi2ModB1GB_2 NULL.jpg)Plus qu’une mise à jour comme la dernière version B+, le Raspberry Pi 2 (http://www NULL.raspberrypi NULL.org/raspberry-pi-2-on-sale/) est une vraie évolution sans remettre en cause les bases matérielles. Le format de la carte reste le même et la consommation électrique est toujours contenue. Je vous laisse consulter les détails sur l’article d’Ars Technica qui m’a informé de la nouveauté (http://arstechnica NULL.com/information-technology/2015/02/raspberry-pi-2-arrives-with-quad-core-cpu-1gb-ram-same-35-price/). En résumé, voici ce qui change par rapport au modèles B et B+ qu’il remplace :

  • Processeur Broadcom BCM2836 (CPU plus puissant, même GPU)
  • CPU quadri-core Cortex A7 à 900 MHz avec jeu d’instruction ARMv7
  • 1 Go de RAM (partagée avec la vidéo)
  • 4 ports USB et carte MicroSD (comme sur le B+)

Mon avis personnel, c’est qu’une des limitations de performance va maintenant venir de la mémoire de masse. Les cartes SD ne sont pas les périphériques les plus rapides et intégrer une mémoire de type eMMC pour la base de l’OS aurait été intéressant. De plus, en milieu humide (ou dans un pays tropical), les contacts des cartes SD peuvent s’oxyder et provoquer des faux-contacts à long terme.

Mise à jour à propos des performances : Le processeur BCM2836 du nouveau RPi2 utilise des coeurs Cortex A7 à 900 MHz (cadence maximale de 1,1 GHz). Cela représente un bon en avant par rapport au modèle précédent, mais reste bien en deçà d’une carte comme la Radxa Rock (http://xv4y NULL.radioclub NULL.asia/2014/11/18/ordinateur-embarque-radxa-rock-2-avec-cpu-rk3288-quadri-core-a-18ghz/) dont le RK3188 utilise des coeurs Cortex A9 plus performants et qui plus est cadencés à 1,6 GHz. Un banc d’essai disponible ici donne quelques points de comparaison intéressants (http://www NULL.trustedreviews NULL.com/raspberry-pi-2-review-power-and-performance-page-2). Par ailleurs, la capacité à tirer parti des 4 coeurs disponible dépendra des applications et de la façon dont elles ont été écrites. Pour avoir suivi les échanges concernant le développement de WSJT-X par exemple, le faire tourner sur plusieurs coeurs grace à OpenMP n’apporte que 25% de gain en moyenne, et n’utilise que deux coeurs partiellement chargés.

La grande nouveauté (mis à part le CPU beaucoup plus puissant) c’est bien évidemment le jeu d’instruction ARMv7. En effet, le précédent Pi utilisait un jeu d’instruction ARMv6 ce qui limitait les possibilités de systèmes d’exploitation. De nouvelles images de Raspbian seront bientôt disponible supportant les deux générations de carte. Surtout, c’est Ubuntu et Windows 10 qui font leur apparition. Il semblerait que la Fondation Raspberry et Microsoft aient travaillé de manière rapprochée ces 6 derniers mois pour faire fonctionner l’OS grand public et il sera disponible gratuitement. Microsoft sent le vent tourner dans le domaine de l’informatique embarquée (http://dev NULL.windows NULL.com/en-us/featured/Windows-Developer-Program-for-IoT) et souhaite rattraper son retard à tout prix.

Le modèle A reste inchangé pour l’entrée de gamme à 20$, même si une mise à jour mineure est  prévue dans les mois qui viennent, certainement pour passer la RAM à 512 Mo. Les modèles B et B+ restent aussi disponibles pour les utilisateurs professionnels qui ont besoin de stabilité (ça fera plaisir à certains). Le choix de garder le même GPU est intéressant car le Raspberry est un des rares ordinateurs embarqués à disposer des pilotes Linux pour ce dernier. A noter toutefois que s’il permet de lire des vidéos compressées en HD, il devrait marquer le pas pour les définitions 4k face aux nouveaux GPU.